Sevrage au sucre Stories

Journal d’une accro au sucre – Semaine 1

C’est l’heure, le moment tant attendu. J’attaque le sevrage !

Semaine 1

Jour 1 : (lundi) un sev… Quoi ? un sevrage au sucre ça ressemble à ça ? Cool ! À part l’absence de mes céréales favorites et de mon jus de fruit la journée se déroule comme une journée banale où j’aurai décidé de manger clean. Trop facile !

Jour 2 : j’ai eu raison de faire quelques courses avant, je commence aujourd’hui à consommer un peu plus de fruits qu’a mon habitude. C’est plutôt cool, les fruits c’est healthy non ?

Jour 3 : j’ai du mal à me lever car je sais que je n’aurais ni céréales ni jus de fruits ni gâteaux. L’horreur. Je commence à avoir des envies de sucre que j’essaie de faire taire en consommant un peu plus de fruits.  Je commence à être prise de violents maux de tête, de nausées et cela s’est terminé en vomissements (miam, glamour). Mon corps refusait tout ce que je lui donnais, il réclamait quelque chose de bien précis que je refusais de lui donner. Je n’aurai donc réussi à manger que des fruits : 2 bananes, 2 clémentines et 1 pomme. Je me souviendrais également de cette nuit horrible : impossible de fermer l’œil. Je me frappais la tête dans l’oreiller puis dans le mur par désespoir, l’envie de sucre devenait mortelle ! Je ne sais franchement pas ce qui a réussi à me retenir de descendre et avaler un paquet de gâteaux, j’étais pourtant vraiment pas loin de le faire. À force de pleurer, je me suis lamentablement endormie. Une nuit de 3 heures.

Jour 4 : je saute directement le petit déjeuner, il ne m’intéresse plus. Je suis épuisée du peu d’heures que j’ai réussi à dormir. Mal de tête toute la journée mais pas de nausées (ouf). Je consomme toujours des fruits lorsqu’une envie de sucre se présente. Au total sur la journée : 1 banane, 2 clémentines et 1 pomme. Mais cela fait de moins en moins effet alors je lutte avec du café, beaucoup de café. Je vois ma camarade sortir la dernière barre chocolatée produite par je ne sais plus quelle marque. Je salive et pleure littéralement en silence. Je me mets à consommer des fruits secs par petites poignées a longueur de journée. Cela m’aide plus ou moins ! Côté nuit : insomnies, sans cesse réveillée par des envies de sucre, j’y pense et lutte une bonne partie de la nuit.

Jour 5 : rebelote avec le mal de tête. Il me mène la vie dure mais je ne me plains pas, l’envie de sucre semble moins forte, j’accepte de rependre le petit déjeuner sans broncher de ne pas avoir mes céréales. Comme d’habitude je compense avec du café et des fruits secs. Vraiment beaucoup de fruits secs (mélange de noix, amandes, noisettes, cajous et raisins secs). Mais je m’en soucie peu, le week-end approche, j’y ai pensé toute la semaine : je veux me faire un énorme gâteau au chocolat sans sucre et le manger tout entier, rien que pour moi ! Je décide que ce sera mon cheat meal sans sucre ! (même sans sucre ça reste un cheat de manger un gâteau tout entier). Première nuit réparatrice, je dors comme un bébé sans être tourmentée en pleine nuit par des envies de sucre !

Jour 6 : c’est le début du week-end ! Mon fameux gâteau au chocolat tout entier rien que pour moi ! Et bien arrivé le jour tant attendu, je n’ai même plus envie de cheat meal ni de sucre ni de gâteau tout entier. Je décide donc de faire mes fameux muffins sans sucre et sans beurre. Mon Dieu que la première bouchée était jouissive ! Du chocolat, assez fort du 85%, que j’ai savouré comme jamais ! Je les aient trouvés à tomber ! Comme attendu, ma famille a trouvé que ça manquait cruellement de sucre. Quand on perd l’habitude de manger du sucre ou du sel, tout a une nouvelle saveur après ! J’en ai profité pour faire du muesli sans sucre histoire que je finisse par avoir mes fichues céréales quand même. J’observe globalement une réduction de mon appétit et passe une très bonne nuit.

Jour 7 : réveil serein sans envie de sucre mais j’ai hâte mine de rien de goûter mon muesli. Mon appétit et mes envies de sucres ayant diminué j’observe que je consomme aussi moins de sucre : 2 fraises, 1 kiwi et 1 pomme. La journée se passe sereinement accompagné et je passe une excellente nuit. Je me récompense de ma semaine clean avec un cheat meal chez KFC, dans mon cheat meal habituel il y aurait eu des sauces, cette fois-ci sans sauces pour limiter au max le sucre (tortilla, poulet, salade, tomate).

Le bilan

Moi qui pensais me retrouver fatigué sans mes shoots de jus de fruit et bien a part une fatigue morale parce que c’est psychologiquement très dur, physiquement tout va bien ! Je m’entraîne en salle quatre fois par semaine et je n’ai remarqué aucune chute de progression.

Je m’attendais à ce que cela soit difficile mais pas à ce point là et le troisième jour à été le pire. J’ai été poussée a bout et je ne veux plus jamais revivre ça ! Cela me confirme dans mon choix de ne pas craquer pour ne pas rechuter car je refuse de revivre une semaine pareil ! Je serais incapable en cas de rechute de m’infliger à nouveau cela.

Ce sont des “symptômes” et conséquences du sevrage tout à faits normaux, je ne suis pas la seule à avoir subi tout cela. Quand je vous écrivais que le sucre est une addiction comparable aux drogues… Je comprends mieux pourquoi en voyant les effets quand on arrête d’en consommer. Ce manque puissant que l’on ressent et les états dans lesquels on se retrouve me font peur et m’encouragent à continuer ce sevrage. Je ne veux plus être accro au sucre !


Comment je me sens pour attaquer la semaine suivante ? D’un coté assez sereine car c’est mon état d’esprit ces derniers jours. Je sais que je fais de meilleures nuits et j’ai l’impression d’être plus calme. Je prévois tous les samedis de me faire des fournées de gâteaux sans sucres pour mes collations de la semaine car c’est une technique d’organisation plutôt cool !

Mais je suis aussi angoissée car je sais que ce n’est que le début et que beaucoup d’effets indésirables sont encore à venir et je ne sais pas leur degré d’intensité sur moi ni comment je vais les surmonter.

Mes conseils

  • Si vous entreprenez de commencer un sevrage au sucre, faites vos courses avant de commencer. Cela vous évitera les tentations, les excuses bidons parce que vous n’avez rien d’autre sous la main et j’en passe.
  • Revoyez votre emploi du temps et évitez les sorties restau cette première semaine. On limite au maximum les tentations pour vous éviter de souffrir (et baver) inutilement.
  • Allez-y progressivement. En aucun cas je recommande l’arrêt brutal et total du jour au lendemain car vous ne tiendrez pas, vous allez vous frustrer et vous infliger des souffrances inutiles. Le long terme est la clé alors allez-y doucement.
  • Les premiers jours sont difficiles, je commençais pas votre sevrage dans une période compliquée (que ce soit professionnellement ou personnellement) cela ne vous aidera pas, ce n’est pas le bon moment.
  • Ne craquez pas. Ce n’est pas comparable aux cheat meal dans la diet de sportifs. On parle du sucre comme une addiction, comme la cigarette ou la drogue : si vous replongez, vous relancez la machine et donc l’addiction. Efforts réduits a zéro. Se faire plaisir de temps en temps, oui mais pas au début. Je vous le déconseille.

À lire dans le prochain article les résultats de cette deuxième semaine !

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